dimanche 26 mars 2017

Mon projet domotique libre : Contrôler en ligne des radiateurs à fil pilotes

J'ai "enfin" fait un REX sur ma première expérience de domotique pour piloter mon chauffage !!!

C'est ICI.

mardi 15 septembre 2015

Dotclear chez OVH : comment pallier la lenteur

Depuis quelque temps j'avais remarqué que mon blog Dotclear hébergé chez OVH était devenu très lent pour rendre les pages publiques et pour charger l'éditeur : 5 à 10 secondes de latence observées avec Firebug. En creusant j'ai découvert que cela ne se produisait qu'en HTTP et non en HTTPS.

Le problème vient du fait que en HTTP l'accélérateur FPM était actif et que la fonction pf de Dotclear passe par cet accélérateur pour charger des fichiers statiques JS et CSS. Le souci est que la laison entrele serveur FPM et les serveurs de fichiers statiques est lamentable...

Seule solution (peu élégante) modifier .ovhconfig pour utiliser phpcgi en lieu et place de php comme app.engine, cela bloque l'utilisation de FPM... dont on ne peut donc pas jouir avec Dotclear chez OVH...

Voici le fichier .ovhconfig d'origine :

app.engine=php
app.engine.version=5.6
http.firewall=none
environment=production

Il suffit de changer la première ligne

app.engine=php

Et de la remplacer par ...

app.engine=phpcgi

vendredi 16 janvier 2015

Logiciel libre : Une contribution acceptée nous offre la sérénité

Comme je n'ai pas souvent l'occasion de soumettre des contributions à des logiciels libres, j'en cause.

Je suis prestataire en régie depuis des années dans une grande entreprise de transport en tant qu'expert en logiciels libres. J'ai eu l'accord pour soumettre un patch correctif à l'auteur d'une extension mediawiki (mscalendar http://www.ratin.de/mscalendar.html) mais en mon nom propre et non au nom de mon client. Cette demande reste un mystère pour moi dans la mesure où il est généralement bien vu, de la part d'une entreprise, qu'elle contribue au libre.

Quoi qu'il en soit ma contribution permettant d'afficher plusieurs calendriers au sein d'une même page a été appréciée par l'auteur et sera pérennisée m'évitant ainsi de la reporter à chaque montée en version de l'extension.

jeudi 6 novembre 2014

Mes débuts sur Diaspora*

Très content de découvrir Diaspora par le pod Framasphere de Framasoft, j'ai découvert un bug sur la branche stable quiserait le "bug de l'année". Il faut dire que le côté raccoleur du contenu inséré est amusant : le bug sur Github.

mardi 22 juillet 2014

Villefranche sur Saône : Le site du CAGULL fait peau neuve

En Juillet 2014, CAGULL abandonne son vieux dokuwiki hors du temps pour passer à WordPress. On n'a pas migré grand chose (en même temps il n'y avait pas grand chose au total).

Nous allons alimenter le site de news annonçant notamment nos prochaines opérations sur le terrain et autres réunions. Peut-être posterons-nous, s'il y en a, des news locales relatives aux libres.

Bonne lecture. Suivez-nous !!!

samedi 15 octobre 2011

Décès de Dennis Ritchie : bien plus attristant que celui de Steve jobs

Dennis Ritchie nous a quitté ces derniers jours. Il était l'inventeur du langage C (et d'UNIX) autant dire de la base la quasi totalité des technologies informatiques contemporaines, les compilateurs et interpréteurs courants étant eux-mêmes écrits en C (ou dans un langage s'appuyant sur un compilateur ou interpréteur écrit en C, et récursivement :) ). La communauté informatique dans son ensemble peut donc se sentir affectée par son départ. Pourtant, les médias n'en n'ont parlé qu'anecdotiquement alors que pour Steve Jobs... :

  • sa mort a monopolisé l'actualité des jours durant comme si c'était plus important que la crise monétaire dans laquelle le libéralisme économique nous a plongé.
  • les médias ont dit plus de conneries que de vérités : L'exemple le plus emblématique étant qu'il aurait inventé la souris (ce qui est faux, la souris est sortie des labos Xerox), le concept de tablette (c'est faux, il y a même eu une tablette Atari ST bien des années auparavant) et j'en passe... Le seul "exploit" que ce guignol ait accompli c'est d'avoir réussi à faire concevoir et commercialiser des systèmes informatiques encore plus fermés que ceux de Microsoft... Les journalistes présentent cet homme comme un inventeur alors qu'il n'est qu'un commercial ou, au mieux, une bête de com' et de marketing. Preuve s'il en fallait que la plupart d'entre eux sont des incompétents surfant sur la mode, le superficiel et le people.
  • ses apple-fans lobotomisés assez cons pour aller déposer des gerbes devant les AppleStore alors que la mort du clodo anonyme du coin est bien plus triste.

Un des plus grands ennemis du logiciel libre est mort... Désolé mais je ne saurais m'en émouvoir. Son charisme raëlien disparu, peut-être Apple reculera-t-il et cela ne pourra qu'être profitable pour la cause libriste.

Quand Stallman mourra, les médias n'en feront rien : il a "juste" inventé le concept de logiciel libre, fondé la FSF, le projet GNU, ....

samedi 16 juillet 2011

PDF : contournement de DRM et signature

Contournement des DRM

Les DRM sont la plaie qui est venue s'ajouter aux logiciels propriétaires et formats fermés. Dans le cadre des documents PDF, ils sont utilisés pour verrouiller certaines fonctionnalités (recherche fulltext, copie de texte et d'image, impression, ...). L'exemple le plus connu est le verrouillage anti-impression d'un document de ces bouffons du WWF (l'organisation pseudo-écologiste dont parle bien Nicolino dans son livre "Qui a tué l'écologie") dans le cadre d'une action pseudo-écologiste pour "sauver les arbres" contre laquelle l'APRIL a demandé des explications (ridicules). Autre exemple moins connu : Certains établissements bancaires incluraient ce verrouillage dans les relevés de compte en ligne. Super pratique en cas de contrôle fiscal... Il y a des sacs à merde partout... surtout dans les banques. La Banque Postale, par exemple, interdit l'extraction de texte.

Heureusement les logiciels libres de lecture de PDF permettent parfois de contourner ces DRM. C'est le cas notamment de Okular (le lecteur de documents multi-format de KDE4) :

capture d'écran configuration Okular

Signature des PDF

Souhaitant adhérer au service de relevés de comptes dématérialisés de la Banque Populaire du Massif Central, je me laisse guider dans le site qui l'indique que je dois signer électroniquement un document contractuel : soit. La mauvaise surprise arrive quand je vois qu'ils s'appuient sur la fonctionnalité non-interopérable de Adobe Acrobat Reader : impossible pour moi de signer. Suite à un mail incendiaire ils m'abonnent au service par téléphone mais je reste insatisfait par cette façon d'imposer un logiciel propriétaire et envoie le courrier suivant au service commercial :

Bonjour,

J'ai appris que le système de relevés de compte dématérialisés était enfin disponible à la BPMC. J'utilise ce service pour mes comptes à la banque postale et en suis très satisfait. J'ai donc très vite demandé à bénéficier de ce service auprès de votre établissement par CyberPlus.

Mauvaise surprise à la fin de la procédure, le système de signature électronique que vous avez choisi ne fonctionne qu'avec le lecteur de PDF propriétaire d'Adobe (Acrobat Reader). N'utilisant que des logiciels libres, je n'ai pas et ne souhaite pas avoir cette solution propriétaire sur mon ordinateur (elle est d'ailleurs connue pour son spyware natif envoyant des paquets cryptés chez Adobe à chaque ouverture de fichier). Heureusement, suite à mon courriel, mon agence est intervenue et a débloqué la situation en activant le service sans signature électronique ou physique de ma part.

Cela ne me satisfait pas pour autant. En tant qu'utilisateur de logiciels libres attaché aux quatre libertés fondamentales qu'ils garantissent et en tant que militant de l'APRIL, je ne peux accepter cette situation. Je vous informe donc que si je suis à nouveau confronté à un cas où la BPMC tente d'imposer à ses clients un logiciel propriétaire, je quitterai votre établissement dès la fin de mon crédit immobilier.

J'ai par ailleurs notifié ceci sur l'article du wiki de l'APRIL où nous notons le fonctionnement des sites de banque en ligne en surlignant les incompatibilités avec les solutions libres : http://wiki.april.org/w/Interop%C3%A9rabilit%C3%A9_Des_Banques

Je ne m'étends pas ici sur les arguments de défense du logiciel libre qui sont détaillés partout notamment sur le site de l'APRIL http://www.april.org

Cordialement,

Réponse plus de trois mois plus tard :

Réponse BPMC

Je crains que ma remarque n'aille au service technique qui ne souhaitera pas proposer une alternative utilisable avec des logiciels libres...
 

vendredi 24 juin 2011

Sélectionner et répondre : La fonction cachée de Icedove (Thunderbird)

C'est par le plus grand des hasards que j'ai découvert que depuis la version 3 de Thunderbird (et donc de Icedove) une nouvelle fonctionnalité de citation avait été introduite : Il suffit de sélectionner une partie (pertinente) d'un message puis d'y répondre pour que le corps proposé de la réponse se limite à la sélection effectuée. Ceci épargne la phase de nettoyage et permet une communication plus fluide.

mercredi 20 octobre 2010

Marseille : Ville contre le Logiciel Libre

Un communiqué de l'APRIL qui m'inspire le commentaire personnel (voir plus bas) : Depuis 2009, la ville de Marseille se préparait à migrer son parc informatique vers des postes de travail basés sur des systèmes d'exploitation libres. D'après les informations que l'April a collectées, cette migration a fait l'objet d'un travail préparatoire minutieux. Alors que tous les indicateurs étaient au vert, la mise en application de cette décision, a été renversée cet été par la décision du nouveau DSI (Directeur des Systèmes d'Information) de la Ville, Jean-Marie Angi. L'April et Libertis viennent de publier un communiqué de presse disponible à l'adresse suivante : http://www.april.org/node/14366

A partir de ces éléments, on imagine facilement (j'ai bien dit imagine et non affirme pour éviter toute accusation de diffamation) que un ou plusieurs élus ont du recevoir un beau pot de vin de Microsoft pour remplacer l'ancien DSI par un moins... libriste.

samedi 24 juillet 2010

Logiciel Libre et Culture libre : Biens communs et impact sociaux

Cet article publié dans l'An II n°123 fait suite à « Libre Pensée, Logiciel Libre, Culture libre : quels rapports ? » publié dans l'An II n°121 et disponible ici.

« Libre » et impacts sur le quotidien

Pour mieux comprendre le concept de licence libre et ses enjeux, il suffit de l'appliquer à des domaines tout public. L'exemple le plus communément utilisé est celui de la cuisine car chacun dispose du droit de cuisiner librement, d'étudier des recettes, de les modifier. Ces droits semblent aller de soi mais, dans les faits, on n'en dispose que dans peu de domaines (et surtout pas dans celui du logiciel non-libre). Un autre exemple, plus proche de la connaissance, est flagrant : depuis l'invention de l'imprimerie, les lecteurs se prêtent des livres entre eux voire les consultent en bibliothèque. Le leader du livre numérique (Amazon) propose une plate-forme non libre (Kindle) sur laquelle elle dispose d'un contrôle total sur les contenus stockés sur l'appareil du lecteur. Les conséquences sont graves car :

  • Un lecteur ne peut pas « prêter » un livre à un ami.
  • Amazon peut décider unilatéralement de supprimer à distance un livre d'un lecteur numérique. Ironie du sort, les possesseurs d'un Kindle ayant acheté 1984 et La ferme des animaux de George Orwell se sont vu supprimer ces œuvres de leur appareil (Amazon s'est aperçu a posteriori qu'il ne disposait pas des accords des ayants-droits ad hoc).

Il ne s'agit que de deux exemples de domaines dans lesquels ces problématiques se posent mais on peut transposer ceci dans presque tout ce qui relève de la connaissance (y compris, et surtout, l'enseignement).

« Libre », souveraineté et pérennité

Un lecteur de l'An II habitant la Dordogne (non, ce n'est pas une erreur) a réagi à mon précédent article en nous soumettant un texte datant de 2002 dont j'ignorais l'existence. Il s'agit d'une lettre d'un député péruvien en réponse à un courrier dans lequel Microsoft (le plus important éditeur de logiciels) se plaignait des mesures favorisant le logiciel libre dans les administrations péruviennes. Dans sa réponse, le député Villanueva Nuñez argue en faveur du logiciel libre en le positionnant comme garantie de souveraineté de l'état et de la pérennité des données. Je relève ici quelques points majeurs :

  • L'accès des citoyens à l'information publique ne peut être garanti sur le long terme que si les formats utilisés sont ouverts et standards car ceci garantit la possibilité de pouvoir, au besoin, concevoir le lecteur ad hoc.
  • Le logiciel libre garantit l'indépendance des services des états vis à vis des fournisseurs informatiques.
  • L'accès au « code » des logiciels permet de s'assurer que l'utilisation de ces derniers n'induise pas de fuites d'informations malicieuses (code espion).
  • Le logiciel libre, contrairement au modèle propriétaire, est compatible avec les principes républicains : stimulation du développement technologique local, incorporation potentielle des évolutions au patrimoine commun de la connaissance.
  • ...

Objectif global : la récupération des biens communs

Dans l'article précédant celui-ci, nous avions vu que la notion de « libre » couvrait tout aussi bien l'informatique que la culture ou encore les contenus et méthodes pédagogiques. Une initiative récente (et encore partiellement définie malgré la signature de nombreuses personnes morales d'horizons très variés (Associations d'informatique libre, partis politiques, fondation diverses dont la Fondation Bill Clinton pour la paix, ...) se veut plus globale : « Manifeste pour la récupération des biens communs ». Elle a vu le jour au Forum Social Mondial de 2009 à Bélem (Brésil) et s'oppose à « la privatisation et la marchandisation des éléments vitaux pour l'humanité et pour la planète [...] » y compris la connaissance, la génétique, … Une fois encore, il apparaît clairement que cette généralisation englobe des revendications largement adoptées par les libres penseurs, notamment dans le cadre de l'accès à la connaissance et le droit à une instruction publique de qualité pour tous qui ne soit pas biaisée par l'obscurantisme religieux, lobbyiste ou mercantile. Avec le logiciel libre, on retrouve la notion de biens communs telle que l'humanité a connue avec la philosophie ou les mathématiques dans l'Antiquité tout en respectant leurs auteurs. Son existence maintenant pérenne prouve que, même dans notre société occidentale moderne, cette notion de biens communs n'est pas une utopie mais un objectif atteignable.

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