mardi 11 décembre 2012

Ce que je fais au bureau

Certains se demandent en quoi consiste mon travail d'expert en logiciel libre.

Pour troller je vais répondre que je fais joujou !!! J'ai eu la chance d'être invité pour un après-midi à une expérience pilote couvrant la phase pratique d'une formation "agilité". Il s'agissait d'un jeu agile durant lequel les participants doivent réaliser un projet (en légo) sur la base d'exigences triées par priorité. Après étalonnage de nos compétences en Légo, nous étions donc amené, pour chaque exigence, à évaluer de manière coopérative le poids de chaque exigence en utilisant le jeu de cartes Planning Poker :

Nous avons ensuite pu effectuer la réalisation du projet tout en vérifiant :

  • si nos évaluations de charge étaient bonnes
  • si nous arrivions à travailler efficacement en équipe tout en interagissant parallèlement avec le "client" dont le rôle était joué par les formateurs.

Il parait qu'on s'en est bien sortis :

dimanche 1 juillet 2012

Le pseudo-humanisme de Bill Gates, Warren Buffet et consorts

Dans un ancien article de Le Monde Diplomatique (L’Afrique, cobaye de Big Pharma) on a pu lire que la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF) faisait du pseudo-humanitaire en Afrique en utilisant les populations locales à des fins d'expérimentations vaccinales au profit de firmes pharmaceutiques dans lesquelles elle avait des intérêts. L'article ne détaillait pas le montage financier et ne donnait presque pas de chiffres : on restait donc un peu sur sa faim.

Sept années plus tard, l'article La diplomatie du téléphone portable à la conquête des pauvres portant sur l'utilisation de la téléphonie mobile dans le cadre de projets humanitaires nous apporte des éclairages (souvent chiffrés) sur ces points :

  • On y apprend sans surprise que les projets autour des applications mobiles menés par la BMGF fonctionnent exclusivement sous le système d'exploitation Windows Mobile afin d'élargir l'hégémonie de la firme Microsoft.

  • On découvre que la notion fiscale de « fondation » est totalement inconsistante (aux USA probablement) : Ces fondations sont donc des paravents pour vendre une image humaniste de boites crapuleuses pour lesquelles l'éthique est la dernière des préoccupation dans les faits.

  • Autre point pertinent, le célèbre Warren Buffet, l'homme le plus riche du monde, dont la plus célèbre phrase est « La lutte des classes existe, et c’est la mienne, celle des riches, qui la mène et qui est en train de la gagner. »   a doublé le capital de la BMGF en y injectant … 30 milliards de dollars... qui seront probablement utiliser à 90-95 pour injecter du capital à des fins spéculatives (voir point précédent) alors qu'avec cette somme il aurait pu faire des choses positives pour les pays sous-développées mais ceci irait à l'encontre de "sa" lutte des classes.

mercredi 30 mai 2012

Faire sa crème de whisky maison

Pour une fois, je propose un cocktail pour minettes. La crème de whisky est fort appréciée des « dames ». On trouve ce produit dans la grande distribution sous marque distributeur ou sous la marque « Bailey's ». Comme à mon habitude je propose ici alternative « maison » qui est par ailleurs très au dessus de ces produits.

Il suffit de mixer (dans un blender de préférence) les ingrédients suivants en vrac :

  • 1 grand café très fort (100% Arabica)

  • 20 cl de whisky

  • 2 flans caramélisés (type Flamby)

  • 250g de lait concentré (mélanger sucré et non sucré en fonction du résultat souhaité, je préconise 50/50 pour un premier essai)

Verser le tout dans un entonnoir dans une bouteille (opaque de préférence) et conserver jusqu'à un mois au frigo. Il est préférable de déguster après un ou deux jours de repos.

Retrouver les autres recettes dans la catégorie "Cocktails"

samedi 19 mai 2012

Mise à jour du site de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée

La Fédération du Rhône de la Libre Pensée voit son site renouvelé pour passer de Joomla! à  Wordpress.Le Back-Office de wordPress étant bien plus "user-friendly" que celui de Joomla! l'alimentation devrait être plus active. J'ai également doté le site de Piwik pour les statistiques de fréquentation. La fédération de l'Ain n'a pas de site et je vais probablement m'y coller.

mercredi 2 mai 2012

Faire sa propre liqueur de café pour remplacer le Kahlúa

Dans un précédent billet, je donnais mon assemblage personnel pour le Russe Blanc (White Russian). Je ne m'étais pas étendu sur la liqueur de café, produit que l'on ne trouve généralement dans le commerce que distribué par Pernod-Ricard sous la marque Kahlúa. Cette liqueur industrielle n'a qu'un goût de café... lointain et n'évoque in fine que sucre, alcool et arômes de synthèse. Je me suis donc intéressé à la fabrication de ma propre liqueur de café pour voir si je pouvais faire mieux (et éventuellement faire quelques économies car le Kahlúa a un très mauvais rapport qualité/prix).

Voici les ingrédients :

  • de la vodka

  • du café fort 100% arabica en grains

  • du sirop de sucre de canne roux

Je ne précise ici les quantités que grossièrement car je n'ai fait qu'un essai et chacun devrait pouvoir ajuster selon ses préférences. Les quantités sont donc indicatives pour 1l.

  1. Concasser le café en grains (une centaine de grammes par exemple) dans un torchon avec un rouleau à pâtisserie. Et les faire infuser dans la vodka (70cl par exemple) pendant 5 à 10 jours dans une bouteille opaque (et dans le noir idéalement).

  2. Filtrer le liquide dans une bouteille de un litre (opaque de préférence).

  3. Compléter selon votre goût avec le sirop de sucre de canne roux

Le résultat est une liqueur de café parfaitement adaptée pour les cocktails (russe blanc, cucarracha, …) mais également à boire pure (alors que le Kahlúa pur est infect).

Bonne dégustation.

mercredi 28 mars 2012

«Les économistes à gages sur la sellette» : un complément

L'article de Renaud Lambert (dont la lecture est fortement recommandée) « Les économistes à gages sur la sellette » publié dans Le Monde Diplomatique de Mars 2012 dénonce les conflits d'intérêts vivants que sont les économistes intervenant dans les grands médias. Ces derniers nous les présentent en effet comme des « experts » au regard de leurs titres universitaires alors qu'ils sont avant tout cadres dirigeants d'établissements bancaires, membre de conseils d'administration de grand groupes ou autre position à moralité fort limitée (ce que les journalistes qui les interrogent se gardent bien de préciser afin de laisser croire au public qu'ils ont un semblant d'objectivité et de pragmatisme).

La malhonnêteté intellectuelle de ce genre de personnages ne s'arrête pas là : je me permets de poster ici cet extrait d'interview tiré de l'article que l'on peut dispenser de tout commentaire.

Réalisateur du documentaire Inside Job, Ferguson a rencontré l’économiste Frederic Mishkin, de la Columbia Business School :

Ferguson. — En 2006, vous avez coécrit une étude du système financier islandais : « C’est un pays évolué doté d’excellentes institutions. Peu de corruption, Etat de droit, économie convertie à la libéra-lisation financière. Réglementation et surveillance prudentielles de qualité. »

Mishkin. — Là était l’erreur [en 2008, l’économie islandaise s’effondrait, ndlr]. Il est apparu que la réglementation et la surveillance prudentielles n’étaient pas satisfaisantes.

— Qu’est-ce qui vous a fait croire le contraire ?

— On s’en remet aux informations dont on dispose. Et l’opinion générale voulait que l’Islande ait d’excellentes institutions et soit très évoluée.

— Qui vous l’avait dit ? Quelles recherches aviez-vous réalisées ?

— On parle à des gens, on se fie à la banque centrale qui, finalement, n’a pas été à la hauteur.

— Pourquoi vous être fié à la banque centrale ?

— On s’en remet aux informations qu’on a.

— Ça vous a rapporté combien ?

— J’ai été payé… Le montant est public.

Mishkin a reçu 124 000 dollars [environ 95 000 euros] de la chambre de commerce islandaise pour rédiger son étude.

— Sur votre CV, le titre du rapport « Stabilité financière en Islande » a été changé en « Instabilité financière en Islande »…

— Oh… J’ignore pourquoi, mais… Il y a peut-être une coquille.

Deux comportements seraient donc à adopter de la part des « journalistes » afin de palier ce biais :

  1. Faire intervenir des économistes ne faisant pas l'objet de conflits d'intérêt (Frédéric Lordon,Paul Jorion, …). Il faut admettre qu'ils commencent à avoir (très peu) droit de cité dans les grands médias.

  2. Annoncer oralement ou afficher sur l'écran la liste des conflits d'intérêts des intervenants mais ceci aurait un impact fort : dans le cas oral, cela durerait plus longtemps que l'interview et dans le cas écrit l'écran serait parfois entièrement rempli (ce qui ne serait pas forcément néfaste car cela nous épargnerait leur sale gueule)

Personnellement je pencherais pour une méthode alternative encore plus efficace : bannir toute personne faisant l'objet de conflits d'intérêts de droit de parole en tant qu'expert. Les médias ne pourraient qu'y gagner en objectivité.

dimanche 15 janvier 2012

Russe Blanc (White Russian) : les bonnes proportions selon Fraifrai

Tout les fans de The Big Lebowski connaissent le "Russe Blanc", savoureux cocktail vodka, liqueur de café et lait (ou éventuellement crème mais là c'est un peu... violent à mon goût).

On en trouve plein de recettes différentes et j'ai recherché mes "proportions idéales" et ai fini par trouver cet agencement qui donne un résultat peu alcoolisé mais très équilibré :

  • 1 volume de liqueur de café
  • 2 volumes de vodka
  • 2 volumes de crème liquide ou de lait entier (3 si vous n'avez que du lait demi-écrémé ou écrémé sous la main)

Bonne dégustation :)

dimanche 8 janvier 2012

Nouvel arrêt du Conseil d’Etat - Nouvelle atteinte à la laïcité : Nouveau cadeau à l’enseignement catholique

Cet article a été publié dans l'AN II, mensuel de la Fédération du Rhône de la Libre Pensée.

Le Conseil d'Etat par un arrêt du 12 octobre 2011 vient de faire un nouveau cadeau à l'enseignement primaire catholique qui risque de coûter très cher au budget de beaucoup de communes.

L'arrêt rappelle qu'en application de la loi Debré, les communes contribuent aux dépenses des écoles privées sous contrat «  par référence au coût moyen d'un élève d'une classe équivalente dans les établissements de l'enseignement public, lequel doit prendre en compte les dépenses effectivement supportées par les communes pour assurer le fonctionnement de leurs écoles ».

Le Conseil d'Etat exige ainsi qu'aucune dépense ne soit écartée «  alors même qu'il ne s'agirait pas de dépenses obligatoires de la commune » et il juge que « les dépenses de la commune relatives au transport des élèves lors d'activités scolaires, à la médecine scolaire, en plus des dépenses assumées à ce titre par l'Etat, à la rémunération d'intervenants lors des séquences d'activités physiques et sportives et aux classes de découverte {...] devaient être prises en compte ».

La commune de Clermont-Ferrand se trouve condamnée en l'occurrence à verser à l'OGEC, organisme de gestion pour une seule école privée, l'école Fénelon, et pour les seules années scolaires 1997-1998 à 2000- 2001, en plus des 293 528, 04 euros déjà versés, la somme de 91 928, 20 euros, «  la somme portant intérêts et intérêts des intérêts ». Il s'agit d'une augmentation d'environ 30 % de la contribution de la commune au fonctionnement de l'école privée ! Une paille.

Combien de communes vont-elles devoir passer à la caisse ? Pour quelles sommes astronomiques ?

N'est-il pas évident que seule l'abrogation des lois anti-laïques pourra mettre fin au pillage des deniers publics au profit des écoles catholiques et aux dépens des écoles laïques ? Qu'en pensent les candidats aux prochaines élections ?

En attendant, nous pourrions enquêter auprès, au moins, des plus grosses communes du département comme celles de Lyon, Villeurbanne etc. pour estimer ce que pourrait leur coûter l'application de cet arrêt du Conseil d'Etat.

Marcel Picquier - 30 novembre 2011

Référence : Conseil d'Etat , 3ème et 8ème sous-section réunies, 12 octobre 2011, n° 325846  «  Commune de Clermont Ferrand ».

Suivi de commande en ligne : l'expérience des dinosaures ne paie pas

J'achète en ligne depuis une bonne quinzaine d'années et ai donc eu l'occasion de tester moult sites marchands. Internet a induit l'émergence de nombreuses boutiques en lignes plus ou moins fiables mais dont le suivi de commande (informations concernant la préparation et la livraison de la commande) donne des informations valides (ce qui ne veut pas dire réjouissantes...).

Les boutiques qui ont émergé avec le démocratisation du Web ne sont bien sur pas les seules à s'être positionnées sur ce créneau : les dinosaures de la VPC qui pratiquent cette dernière depuis des dizaines d'années ont également ouvert des sites de vente en ligne (on reconnaît généralement ces entreprises à leur nom profondément débile et dénué de sens : 3 suisses, Quelle, La Redoute, Vert Baudet, …).

Dans le mesure où de petites start-up ont réussi à gérer les suivis de commande, on ose imaginer que leurs ancêtres ont des processus métiers très pointus et que depuis le temps que la vente en ligne existe, ils offrent des suivis de commande de qualité. Ce n'est absolument pas le cas. La dernière aventure que j'ai vécu a eu lieu dans le cadre de l'achat de deux matelas sur le site des 3 Suisses :

  • Délai de livraison annoncé de 15 jours lors de la commande
  • Suivi de commande annonçant une livraison sous semaine
  • Appel au service client : une dame fort sympathique nous explique que la date affichée dans le suivi de commande est fausse, que ce bug est connu de longue date et qu'aucune correction n'a jamais été apporté (on imagine que ce n'est même pas prévu)

On rencontre des problèmes du même tonneau chez les concurrents historiques. Les DSI de ces entreprises traitant des milliers de commandes chaque jour sont donc soit hautement incompétents soit des connards finis.

samedi 17 décembre 2011

"The Corporation" distribué par TF1 Vidéo et recommandé par Le Figaro (non ce n'est pas une blague)

"The Corporation", réalisé par Mark Achbar et Jennifer Abbot, est un reportage dont l'objet est d'analyser la personne morale qu'est l'entreprise de ses origines à nos jours et surtout d'observer les impacts sociaux et environnementaux de ces dernières. Ce n'est bien sûr pas le premier reportage du genre, on peut citer notamment The Big One de Michael Moore mais un des angles abordé est novateur et plus que pertinent : Le fil rouge est de présenter les critères utilisés par les psychiatres (classification CIM-10 des troubles mentaux du comportement de l'OMS) pour évaluer si un patient est psychopathe ou non pour tenter de les appliquer à la personne morale qu'est l'entreprise et il s'avère que, ô surprise, cette dernière répond positivement à tout ces critères :

  • Indifférence froide envers les sentiments d'autrui
  • Incapacité à éprouver de la culpabilité ou à tirer un enseignement des expériences
  • Incapacité à maintenir des relations durables
  • Aucune préoccupation pour la sécurité d'autrui
  • Mensonges et escroqueries répétées pour son profit
  • Incapacité à respecter les normes sociales dans le respect de la loi
  • ...

Personnellement, j'ajouterai que l'entreprise est également une personne schizophrène (ou masochiste) : Le DVD français est distribué par TF1 Vidéo et recommandé par Le Figaro ("Un documentaire passionnant, édifiant, imparable."), entités qui entrent parfaitement dans ce qui est dénoncé avec force par ce reportage.

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